Balade à vélo le long de l’estuaire :

les petits ports du Médoc – tome 2

Port de Saint Christoly Médoc
Port de la Goulée
Cabanes en bois

La balade à vélo à la découverte des petits ports se poursuit. Le tome 1 du périple évoquait le tronçon Bordeaux – port de Beychevelle. Le tome 2 couvre donc le tronçon port de Saint-Julien – Talais en suivant le plus possible l’estuaire de la Gironde. Les infos pratiques de cette balade à vélo sont évoquées plus bas.

LE PORT DE SAINT-JULIEN, un autre petit port bien paisible

Le circuit pédestre « De l’estuaire à la vigne » permet de découvrir le coin.

LE PORT DE PAUILLAC

Voici mon article dédié à la commune de Pauillac.

Du côté des quais, une maquette du voilier « La Victoire » rappelle le départ – en 1777 depuis Pauillac – du Marquis de Layette pour porter soutien à Georges Washington et Benjamin Franklin. Au nord de Pauillac, à hauteur de Trompeloup, on peut apercevoir le phare du même nom construit en 1900 sur un îlot au milieu de la rivière.

 

LE PORT DE LA CHAPELLE, près de Saint-Estèphe

Voici le circuit pédestre pour explorer les environs.

 

LE PORT DE PÊCHE DE LA MARÉCHALE

Près du hameau de Cadourne, avec un beau point de vue de l’estuaire. Une stèle rend hommage aux marins perdus en mer. En parlant de marins, connais-tu l’origine de nos droits maritimes ?

 

LES RÔLES D’OLERON

Comment se cadrent les rapports et devoirs entre un capitaine et son équipage ? Comment fixer, en cas de sinistre, le dédommagement au propriétaire de la marchandise ? Les Rôles d’Oleron ou les « lois de la mer » sont d’anciens manuscrits organisant, et ce, pour toute la côte et les ports de l’Atlantique, les premières règles ou jugements en matière de droit maritime.

En 1647, le juriste bordelais Estienne Cleirac attribue dans son ouvrage, « Us et coutumes de la mer », la création des Rôles à Aliénor d’Aquitaine. Rédigés en 1190, ces articles s’inspireraient, entre autres, du droit romain et des coutumes maritimes appliquées sur l’île d’Oleron, qu’Aliénor côtoyait régulièrement. Il serait d’ailleurs écrit, en bas de page des plus anciens manuscrits, « Témoin le scel de l’île d’Oleron ».  La dénomination « rôle » pourrait s’expliquer par le fait que, durant le Moyen-Âge, on conservait les manuscrits dans des rouleaux, appelés des « rôles ».

À partir du XIIIe siècle, les Rôles servent à développer les codes de droit maritime Atlantique européen pour de nombreux pays tels la France, l’Angleterre, La Hollande, l’Espagne… Il existerait d’ailleurs dans différents dépôts d’archives en Europe des copies manuscrites et traduites de ces documents.

 

LE PORT DE SAINT-CHRISTOLY MÉDOC, qui se situe, lui, en bord d’estuaire

 

LE PORT DE BY

Une grande bouée rouge marque son emplacement. À quelques kilomètres, l’ancien phare de By, construit en 1825, trône au milieu des vignes. Voici un circuit pédestre pour parcourir le coin.

 

LE PETIT PORT DE GOULÉE, né en 1648

Voici la balade pour découvrir à pied le patrimoine local.

 

LE PORT DE RICHARD

Peu avant le port, se trouve le site archéologique de la Chapelle, découvert en 2000. Une maquette grandeur nature représente les vestiges découverts d’un temple gallo-romain, d’une église funéraire et de la Chapelle Saint Siméon.

Le nom de Richard aurait été hérité d’un pêcheur à gord local nommé Pierre Richard. Le peuplier, qui avait grandi sur sa concession, servait d’amer aux marins. On le nomma alors l’arbre de Richard. Lorsqu’une tempête le déracina, on le remplaça en 1843 par un premier phare – le fameux phare de Richard que l’on peut visiter aujourd’hui – mais, il se révéla trop petit. Un second phare vit alors le jour en 1870. Il guida les marins jusqu’en 1953 avant d’être dynamité en 1956.

NAVIGUER SUR L’ESTUAIRE

Le passage de ces eaux tumultueuses est redouté par les marins. Il faut se préoccuper des vents, des marées, mais aussi des bancs de sable, qui agissent comme des pièges sur le chenal. Depuis la fin Moyen Âge, les capitaines de navires de fort tonnage font d’ailleurs appel aux pilotes de l’estuaire. Au fil du temps, les cartes détaillent les zones de mouillage et les îles présentes sur la rivière. Balises et amers sont aussi de précieux repères. Clochers d’églises, phares et arbres – tel le peuplier de Richard et les ormeaux de Loudenne – guident les marins. En 1841, 91 amers aident à sécuriser la navigation. Sans oublier « le phare des rois et le roi des phares », le phare de Cordouan, qui marque l’entrée de l’estuaire de la Gironde depuis 1611.

Aujourd’hui le phare de Richard et la maison du gardien sont ouverts au public. Voici le circuit pédestre pour découvrir le patrimoine local.

 

LE PORT DE SAINT-VIVIEN, un des plus animés !

Les anciennes cabanes ostréicoles sont installées sur le chenal du Gua. Plus loin, on découvre des fermes aquacoles cultivant la spiruline, une micro algue très riche en nutriments. Le chemin côtier permet d’apprécier la beauté sauvage de l’estuaire.

 

LE PORT DE TALAIS et ses anciennes cabanes ostréicoles bleues et blanches

Ici le panorama est à perte de vue ! Un petit musée explique l’histoire du port et une piste cyclable permet de rejoindre l’estuaire. Voici le circuit pédestre autour de la commune.

 

L’OSTRÉICULTURE

Au IVe siècle, le poète Ausone vantait « l’excellence des huitres du lieu où finit la terre ». Mais c’est en 1868 que l’ostréiculture médocaine connait un nouvel essor. L’histoire raconte que durant un coup de tabac, le navire portugais, « le Morlaisien » se serait délesté d’une cargaison entre Talais et Saint-Vivien-de-Médoc. Des huîtres s’accrochent et des naissains apparaissent ; et petit à petit les parcs à huîtres et cabanes d’ostréiculteurs. Fin des années 1990, on relève dans l’eau du cadmium, un métal cancérigène. L’ostréiculture est alors interdite pour être à nouveau autorisée en 2014.

Petit port du Médoc
Cabanes ostréicoles
Petit port du Médoc

BALADE À VÉLO LE LONG DE L’ESTUAIRE : LES INFOS PRATIQUES

– En faisant environ 50/60 km par jour, il m’a fallu 3.5 jours pour relier Bordeaux à Soulac. Soit approximativement 160 km. J’ai ensuite pris un train Soulac / Bordeaux avec mon vélo pour le retour. En été, sur cette ligne fréquentée, cela peut être compliqué de monter dans le train avec son vélo…Selon les TER, tu peux réserver un emplacement pour ton vélo.

– Il n’y a pas de pistes cyclables (j’ai entendu dire que des projets étaient en cours) sur cet itinéraire. Tu côtoies donc les voitures. Je recommande d’opter pour des routes moins fréquentées et d’éviter la D2 autant que possible.

– Les « routes » les plus proches de l’estuaire sont souvent des sentiers de randonnées, caillouteux, boueux, surtout entre Saint-Estèphe et le port de la Maréchale au nord de Cadourne.

– Se constituer un kit de réparation en cas de crevaison, car, en étant proche de l’estuaire, tu es généralement loin des villes et villages.

– Se munir de crème solaire, antimoustiques, coupe-vent/pluie.

carte de la balade le long de l’estuaire 

Crédit photos David Da Silva

J’espère que tu as apprécié cette découverte des petits ports du Médoc et de l’estuaire. Surtout, dis-moi si tu pars à l’aventure à vélo ! Quelques documents intéressants :

La carte de ces balades

Des itinéraires de découverte

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